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Belgium: Conference on the Social and Legal Status of Sex Workers

[EN] On the 15th March 2017, a conference was organized focusing on the social and legal status of sex workers. This was planned by Espace P in collaboration with UTSOPI, sex worker led organisation and ICRSE member in Belgium, the trade unions CGSLB (General Council of Liberal Trade Unions in Belgium) and FGTB (General Federation of Work in Belgium), as well as magistrates and legal experts from different sectors. The day was a great success, and all presentations are available in “Aspects juridiques de la prostitution” (published by Anthemis in French).1


        The first part of the day was dedicated to speeches from lawyers and magistrates, examining the penal, administrative, social and fiscal rights of sex workers. The purpose of this was not to promote a moral or emotional agenda, but rather to examine the material ways in which sex workers are denied the same rights as others. Particularly problematic areas that were identified were the New York Convention of 1949, which was ratified by Belgium in 1965, and takes a strongly abolitionist stance to sex work, as well as Article 380 of the Belgian criminal code, which seeks to criminalize all means of engaging in sex work, even if it is fully consensual.

        The second part of the day focused on sex workers themselves with the input of  UTSOPI, service providers, trade unions, police and labour experts. It demonstrated the precarious situation of sex workers in Belgium, highlighting how there is a lack of knowledge surrounding sex workers rights and when they can be applied, as well as a the way sex work is neglected in policy discourses, allowing abolitionists to control sex work narratives.



        The day was very rewarding both in terms of the rights issues of sex workers and through its illumination of potential opportunities between sex workers and other associations or unions who are indirectly involved. The support of trade unions and magistrates is also one of the most significant and important gains of the day, giving our movement even greater strength and solidarity.


Compte rendu colloque :

 « Le statut social et juridique des travailleurs du sexe »


Le 15 Mars 2017 était organisée une grande journée de conférence sur le statut social et juridique des travailleurs du sexe. A l’initiative d’Espace P…, et avec la collaboration de UTSOPI (l’organisation de travailleurs du sexe en Belgique), des syndicats CGSLB et FGTB, ainsi que de magistrats et pénalistes d’horizons divers et variés, cette journée fut une grande réussite ! L’ensemble des interventions est disponible dans l’ouvrage publié aux éditions Anthémis « Aspects juridiques de la prostitution »[1].

La première partie de la journée fut consacrée aux interventions de plusieurs magistrats et avocats sur les droits pénaux, administratifs, sociaux et fiscaux de la prostitution. Le propos n’étant pas d’avoir une position morale, mais bien d’identifier comment les travailleurs du sexe ne disposent pas des mêmes droits que les autres travailleurs. L’on retiendra notamment les problématiques autour de la Convention de New-York de 1949, à visée abolitionniste, ratifiée par la Belgique en 1965 bien que celle-ci soit appliquée seulement de temps à autre, notamment en défaveur des travailleurs du sexe. Aussi, l’article 380 du code pénal, qui vise à criminaliser tous les moyens d’exercer le travail sexuel, quand bien même la personne soit consentante.

La seconde partie de la journée laissa la parole aux travailleurs du sexe via UTSOPI, aux associations de terrain, aux syndicats, à la police, et à l’auditorat du travail. Il en ressort une grande précarité des TDS en Belgique, une méconnaissance des droits (quand ceux-ci peuvent être appliqués), et un abandon total du politique sur les questions de prostitution, laissant le champ libre aux abolitionnistes.

Cette journée fut très enrichissante tant sur les questions des droits que sur les alliances possibles entre travailleurs du sexe et autres associations ou syndicats impliquées indirectement. Le soutien des syndicats et des magistrats est par ailleurs une des plus-values non-négligeable et des plus importantes de la journée, qui donne d’autant plus de poids et de cohérence à notre mouvement.



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